Dans les reflets changeants de la côte normande, Trouville et Deauville se dessinent telles deux âmes contrastées. Unies par le murmure de la mer mais chacune marquée par sa propre empreinte. Ces deux villes, joyaux de la Normandie, accueillent les pas des artistes et des rêveurs, des écrivains et des passionnés, qui y trouvent un réconfort, une inspiration, une renaissance.

En s’aventurant sur les traces de Claude Monet, de Flaubert, de Victor Hugo, ou en se laissant porter par l’effervescence des ventes de yearlings, on découvre que Trouville-Deauville est bien plus qu’une destination. C’est une rencontre avec le passé, une invitation au voyage intérieur, un rappel de la beauté simple qui réside dans chaque instant.

Les premiers éclats de Trouville : entre rivages et réminiscences artistiques

Dans la lumière du matin, Trouville s’éveille, doucement, au rythme des vagues qui caressent son rivage. La mer est ici le maître incontesté, offrant aux visiteurs une palette de bleus et de gris, de verts et d’argent, qui se décline à l’infini. Ce fut précisément ce jeu de couleurs, cet appel de la mer, qui attira Claude Monet et tant d’autres peintres dans cette région. Monet, jeune artiste alors inconnu, se rendait régulièrement à Trouville pour capturer les teintes changeantes, ces nuances douces et lumineuses qui caractérisent la côte normande. “Le jour est fait de touches délicates”, disait-il, émerveillé par la lumière qui effleurait le sable.

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Crédit photo : Nicolas RILAT

Les ruelles de Trouville racontent l’histoire d’un autre temps. Celui des grandes dames en robes blanches et des élégants chapeaux de paille, des cafés où l’on s’attarde en terrasse, observant la mer et les pêcheurs au retour de leurs escapades.

Le marché, véritable cœur battant de la ville, regorge de produits frais qui rappellent la générosité de la région. Les pommes juteuses, les poissons argentés, le fromage crémeux qui embaume l’air.

Ici, tout semble immuable, comme si le temps s’était arrêté pour préserver cette douceur de vivre.

Deauville : élégance, chevaux et glamour intemporel

Deauville, quant à elle, se déploie comme une toile précieuse, une scène où se mêlent élégance et sophistication. La plage s’étire, bordée de cabines portant les noms de stars du cinéma. Un hommage aux célébrités qui ont foulé ce sable et illuminé les écrans du monde entier. C’est dans ce décor envoûtant que les icônes se retrouvent chaque année, lors du Festival du Cinéma Américain. Un rendez-vous où l’on respire le glamour, où l’on savoure le prestige, où chaque instant semble voler en éclats dorés sous le ciel normand.

Et Deauville est aussi la capitale équestre par excellence. Chaque année, les ventes de yearlings attirent amateurs et connaisseurs, acheteurs venus de loin pour parier sur un avenir fait de gloire et de prestige. Dans cet univers feutré, chaque cheval est une promesse, un rêve incarné par la puissance et la grâce de l’animal. Les enchères montent, les regards se croisent, le public retient son souffle. C’est un moment de tension et d’extase, une danse silencieuse où s’accordent la passion et l’ambition.

Le Bistrot Marcèle, l’âme gourmande de Trouville

Dans la rue des Bains à Trouville, tout proche et à la fois à l’abri du tumulte des plages et du marché, se cache un trésor pour les amateurs de cuisine authentique et généreuse : Le Bistrot Marcèle. Derrière sa façade si charmante, ce bistrot dévoile un univers où la simplicité rencontre le raffinement. Chaque plat raconte l’histoire d’un terroir riche et savoureux.

En poussant la porte de Marcèle, on entre dans une atmosphère chaleureuse, presque familière. Les tables en bois, les sièges confortables, les ardoises aux murs où s’affichent les suggestions du jour… Tout invite à prendre son temps, à savourer chaque bouchée. Ici, les ingrédients sont sélectionnés avec soin. Les produits locaux sont à l’honneur, et le menu change au rythme des saisons et des inspirations du chef.

Contact : Bistrot Marcèle, 89 rue des bains à trouville, tél 07 85 72 50 25

Le Bistrot Marcèle, c’est l’art de marier la tradition et l’audace. La carte propose des classiques revisités, de ceux qui réconfortent et surprennent à la fois. Nous y retrouvons des plats typiques normands. Une sole meunière tendre et parfumée, un filet mignon fondant accompagné de pommes normandes… L’assiette se pare aussi de touches créatives, de sauces inattendues, de petits légumes croquants qui ajoutent une note de modernité sans jamais dénaturer l’essence de la cuisine.

Chaque plat est une ode à la région, à ses terres fertiles et à ses eaux poissonneuses. Et pour les amateurs de douceurs, les desserts sont un véritable poème gustatif : tarte tatin caramélisée, mousse au chocolat aérienne…

Un moment suspendu, où l’on se laisse porter par le plaisir des papilles.

Fish and chips par Jean-Philippe PARIS, chef au Bistrot Marcèle

Ingrédients (4 personnes):

  • 8 grosses pommes de terre bintjes
  • 4 oeufs
  • 800 gr de dos de cabillaud
  • 100 gr de farine
  • 200 gr de chapelure Panko
  • 20 gr de gingembre
  • 1 bâton de citronnelle
  • 1 piment oiseau
  • 20 cl de mirin
  • 30 gr de vinaigre blanc
  • 1 jaune d’oeuf
  • 25 gr de moutarde
  • 10 cl d huile de pépins de raisin
  • 1 botte de basilic thaï
  • Le zeste d un citron vert râpé

Étape 1 : les frites

Laver et éplucher les pommes de terre, les couper en frites régulières.

Les placer dans une casserole d’eau froide et les faire cuire légèrement.

Étape 2: la sauce thaï

Hachez le gingembre, la citronnelle et le piment, puis mettez-les dans une sauteuse. Ajoutez le mirin et le vinaigre blanc, faites réduire de trois quarts, puis laissez refroidir. Dans un saladier, assemblez la réduction, le jaune d’œuf et la moutarde, puis versez doucement l’huile et montez la mayonnaise à l’aide d’un fouet. Ciselez le basilic et ajoutez-le. Râpez le zeste du citron vert dessus.

Étape 3 : le cabillaud

Tailler le cabillaud en portions égales de 200 grammes chacune.
Fouettez les oeufs avec un filet d’eau et assaisonnez de sel et poivre à votre convenance.
Farinez les portions de cabillaud et les déposer dans le mélange d’oeufs assaisonné. Les égoutter et les paner dans la chapelure Panko.
Les faire ensuite frire jusqu’à coloration dans une friteuse à 180 degrés.

Étape 4: finitions

Faire frire les frites à 180 degrés en friteuse, les égoutter et saler.
Dresser le cabillaud dans une assiette, accompagné des frites et d’un petit récipient de sauce thaï. A table !

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